RÉPONSE ALLENBACH

REPONSES DU PARTI FEDERALISTE AU QUESTIONNAIRE

(Interview par téléphone de M. WARTIN, Responsable de Presse de M.
Jean-Philippe ALLENBACH)

1) Nous sommes d'accord sur le fond avec une loi anti-sexiste. Cependant le
problème principal n‚est pas de trouver une loi, c'est de changer les
mentalités. On observe que la loi anti-raciste de 1972 a conduit a très peu
de plaintes abouties. Ceci dit, notre combat est axé sur la personne, sans
distinction de race ou de sexe. Nous développons une philosophie de la
personne (ce qui compte pour nous, c'est la personne) et voulons une
démocratie locale : une France fédérale dans une Europe fédérale.

2) Oui, c'est une nécessité.

3) Oui nous sommes pour une intégration de l'éducation sexuelle à l‚école.
Mais on voudrait qu‚une certaine liberté et initiative soit laissées aux
collèges/lycées. Il ne s'agit pas de leur imposer un programme rigide à
l‚échelle nationale. (L'exemple récent du Val d‚Oise montre que lorsqu‚un
lycée prend des initiatives, il se heurte au système de l'Education
Nationale)

4) Regardons ce que font nos voisins : Les Pays-Bas ont adopté un système
laxiste vis à vis de la prostitution. La Suède l'a interdite. Aucun des deux
ne résout le problème. La prostitution, c'est vendre son corps pour des
motifs individuels. Je ne vois pas comment l'interdire. Par contre il faut
lutter contre le proxénétisme, par niveau de compétence : au niveau européen
donner plus de moyens pour lutter contre le proxénétisme, la drogue, le
trafique d'armes et au niveau local en trouvant les moyens adaptés à la
localité. (On ne rencontre pas les mêmes problèmes d'une ville à l'autre).

5) Oui, nous y adhérons.

6) Oui pour la première partie de vos revendications. Pour la seconde partie
(accorder l'asile politique aux femmes menacées), nous aimerions bien que
cela se fasse, mais ce n‚est pas réaliste (je ne veux pas faire de
démagogie). Il me semble plus approprié de soutenir les femmes qui se
battent dans leur pays afin de les aider.