Christine BOUTIN
Député des Yvelines

Communiqué de presse
Paris, le 7 mars 2002

A l’occasion d’un déjeuner avec 100 femmes,
Christine Boutin les invite à exprimer leurs revendications
Pour une autre libération
A la veille de la journée des femmes, Christine Boutin invite toutes celles qui se sentent flouées par une fausse libération à exprimer leurs revendications :
- Les femmes en ont assez de voir les représentations sexistes et violentes de leur corps envahir l’espace publicitaire au mépris de leur dignité, comme si elles devaient se soumettre à la loi d’un marché machiste.
- Trop de femmes cumulent l’ensemble des tâches familiales et des contraintes d’un métier souvent dévalorisé parce qu’elles ont été abandonnées et doivent élever seules leurs enfants.
- Trop de femmes ont été conduites à renoncer à une grossesse à cause de la pression sociale, économique ou de leur entourage et se retrouvent, au milieu de leur vie, dans une situation de tristesse et de regret.
La véritable libération des femmes passe par la reconnaissance de leur spécificité, les moyens matériels de concilier l’expression de leurs talents avec la maternité, la responsabilisation des hommes vis-à-vis des tâches éducatives et familiales et le respect de l’image de la femme dans la publicité.
Une société qui fait de la femme un objet jetable ne peut prétendre construire la paix et la stabilité sociale.
Je propose :
- la création d’un label de référence " respect des femmes " engageant publicitaires et entreprises signataires à renoncer à l’exploitation sexiste de l’image des femmes dans la publicité ;
- le développement d’une politique de facilitation de l’alternance entre l’emploi et la vie familiale garantissant : l’égalité des salaires entre hommes et femmes, la facilitation du travail à temps partiel, une aide à la réinsertion professionnelle des femmes ayant interrompu leur vie professionnelle pour leur famille ;
- la création de l’allocation parentale de libre choix répondant au désir de nombreuses femmes d’être libérées, pendant les premières années de leurs enfants, de la contrainte d’un emploi salarié
- la valorisation du rôle éducatif de la femme, en faisant figurer dans les documents administratifs et statistiques l’activité de femme au foyer.

Communiqué de presse
Paris, le 8 mars 2002
Pour un label " respect des femmes "
Chaque année, les publicitaires rivalisent d’outrance sur le dos des femmes en utilisant des images de plus en plus sexistes et violentes. Comment s’étonner que nos cités et nos écoles connaissent une recrudescence de violences sexuelles lorsque les codes de la pornographie sont devenus dominants et que la conception de la sexualité est déformée par des références qui font des femmes des objets à soumettre et déconnectent la sexualité de l’amour ?
Il est urgent de réagir en mobilisant la responsabilité des entreprises et des consommateurs. Ils doivent s’engager ensemble contre les représentations sexistes et violentes de leur corps qui ont envahi l’espace publicitaire au mépris de leur dignité, comme si elles devaient se soumettre à la loi d’un marché machiste.
Je propose la création d’un label de référence " respect des femmes " engageant publicitaires et entreprises signataires à renoncer à l’exploitation sexiste de l’image des femmes dans la publicité.
Il ne s’agit pas de censure mais d’inverser le fonctionnement de la compétition économique dans le sens du respect des personnes. Seules les femmes, premières consommatrices, ont les moyens d’imposer aux annonceurs le rejet des codes machistes dans la publicité.