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| Réponse d’une chienne de garde Publié dans le courrier des lecteurs du monde 29.9.99 dimanche 3 octobre 1999 par Nelly Trumel | |||
| Pour la libération d’Ingrid Bétancourt Le 8 mars 1999 Lettre ouverte à Marc Blondel, l’affaire Taslima Nasreen ou la parole à la censeure Lettre ouverte à Ernest-Antoine Seillière, soutien aux mères de la place de mai NOUS SOMMES TOUTES DES FEMMES PUBLIQUES Action Fouquet’s Invitation du Fouquet’s par une chienne de garde | Madame, Monsieur, J’ose prendre la plume, moi, obscure " Chienne de garde" pour répondre à la réponse de Murièle Savigny au manifeste des "Chiennes de garde" publiée dans le courrier du Monde des 26 et 27 septembre et titrée " violence féministe". Où est la violence ?
J’en passe et des meilleures. Si vous remplacez "femmes" par "étrangers" et tous les surnoms que le racisme peut leur attribuer comme le sexisme en attribue aux femmes, il y aurait tollé et plus ! Marc Fumarolli l’académicien ci-dessus cité l’a osé dans notre quotidien préféré, Le Monde du 31 Juillet 1998 :" à moins que nous ne soyons résignés au fond à voir le français devenir un artificiel créole ( on y dirait comme les deuxième classe indigènes dans les romans banania : y a bon ma capitaine)... Quand pendant tant d’années nos protestations sont toujours restées lettres mortes et que pour être entendues (mais pas forcément comprises), il a fallu en passer par l’expression provocatrice : " les Chiennes de garde", je continue à me sentir violentée. Rassurez-vous, nous ne mordons pas, nous ne montrons que les crocs ; la violence nous ne la connaissons que trop ! Moi aussi, ma place de femme je la déclare, je l’affirme mais je refuse parce que femme, d’être ridiculisée, d’être traitée de connasse, de salope, de mémère à frottis, parce que femme, à travail égal d’être payée 27% moins cher, parce que femme de risquer d’être battue, violée,voilée, excisée, mariée de force ou répudiée, interdite de parole ou d’écriture comme Taslima Nasreen. Un tiers des signataires du manifeste des Chiennes de garde sont des hommes. Ces hommes se revendiquent "Chiennes de garde" car ils ont compris que le féminin n’a rien de ridicule ou de dégradant, ils ont compris que lorsque une femme est insultée, violentée c’est eux aussi qu’on insulte et violente. Etre féministe, c’est de toutes ses forces désirer mieux vivre ensemble. | ||
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