| Agressives, nous ?
Nous avons la pêche, nous sommes libres de nos mots et de nos mouvements. Agressives ? Après tout, pourquoi pas ? Les femmes
sont restées si longtemps sur la défensive :
il est temps d’assumer l’agressivité que
nous refoulons et de l’exprimer, mais non dans
un sens destructeur. Nous nous affirmons, mais sans avoir besoin
de nier l’autre. Nous nous construisons dans le respect
de nous-mêmes
et de l’autre. Nous disons NON à la violence
machiste.
Nous existons par nous-mêmes, avec notre propre violence, canalisée,
alors que les machos n’ont pas encore appris à
maîtriser la leur.
Pourquoi donc faudrait-il « tuer » la violence en nous ? Elle se trouve
en chaque être humain. Nous avons tous des désirs, des instincts,
des révoltes : autant de violences possibles, que nous exprimons,
que nous contrôlons ou que nous refoulons plus ou moins.
A-t-on jamais taxé d’agressivité
les membres de la Ligue des droits
de l’homme ou les militants d’associations qui
luttent contre le racisme
ou contre l’antisémitisme ? Pourquoi un
tel tollé quand des femmes
osent demander qu’on respecte leur dignité ?
L’agressivité n’est pas chez nous,
mais chez les machos !
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Nous, Chiennes de garde, nous montrons les crocs, pour impressionner
les machos, pour nous faire respecter, pour défendre des femmes insultées.
ATTENTION ! Grrrrrrrrrrr… ! Nous pourrions faire mal si nous étions très
en colère, si nous ne nous contrôlions plus. Imaginez
qu’il existe des
Chiennes enragées, très dangereuses. Imaginez qu’elles
soient dirigées
par une terrrrible cheffe de meute, qui décide de s’attaquer
aux machos criminels, ceux qui battent, qui violent, qui tuent des
femmes, des faibles. Imaginez qu’elle lance son horrrrible
cri de guerre : « Sus aux machos !
Lâchez les Chiennes ! Ksssss kssss ! Mordez-les ! Pas de quartier ! »
STOP ! C’était un cauchemar. Revenons aux Chiennes
de garde,
si pacifiques ! Ouf ! Nous ne sommes pas des Chiennes méchantes,
mais nous ne sommes pas non plus de braves chiennes bien gentilles,
qu’on fait rentrer à la niche avec un susucre. Nous
disons :
« J’aboie, donc je suis… féministe
et solidaire. »
Et attention, les machos !
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