Agressives, nous ?

Si vous nous jugez agressives, nous répondons avec l’écrivaine Benoîte Groult, l’une des premières Chiennes de garde et des plus fidèles :

« Le féminisme est un beau mouvement pacifique, qui n’a jamais tué personne, alors que le machisme tue tous les jours. » Comme son nom l’indique, un chien ou une chienne de garde a pour fonction de… garder. Nous, Chiennes de garde, nous gardons une valeur précieuse : la dignité des femmes. Nous montrons les crocs à ceux qui attaquent publiquement une femme, nous donnons l’alerte à pleine voix et nous témoignons notre solidarité à des femmes insultées.
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Les Chiennes de garde sur la piste du sexisme ordinaire


Réunies en meute, les Chiennes de garde vaccinent des machos publics contre la rage sexiste ordinaire.
 
Autour du 8 mars elles décernent le
prix au Macho de l’année pour la remarque, déclaration, insulte, etc. la plus sexiste, faite publiquement à une femme pendant l’année précédente.

Les Chiennes de garde ont les machos publics à l'œil et à l’oreille.
À bons entendeurs, salut !










Le blog d’une Chienne de garde



Actualités



Contribuez vous aussi
à l’inventaire du sexisme ordinaire !

Nous l’établissons en recueillant des éléments
tout au long de l’année pour décerner autour du 8 mars
le PRIX MACHO des Chiennes de garde.

>> Télécharger le DOSSIER DE PRESSE ICI



Les femme et la publicité :
une longue histoire d’amour ? (vidéo TV5)

 


 

 

 


 

 

 





























Agressives nous ?    
Agressives, nous ?

Nous avons la pêche, nous sommes libres de nos mots et de nos mouvements. Agressives ? Après tout, pourquoi pas ? Les femmes
sont restées si longtemps sur la défensive : il est temps d’assumer l’agressivité que nous refoulons et de l’exprimer, mais non dans
un sens destructeur. Nous nous affirmons, mais sans avoir besoin
de nier l’autre. Nous nous construisons dans le respect de nous-mêmes
et de l’autre. Nous disons NON à la violence machiste.
Nous existons par nous-mêmes, avec notre propre violence, canalisée,
alors que les machos n’ont pas encore appris à maîtriser la leur.

Pourquoi donc faudrait-il « tuer » la violence en nous ? Elle se trouve
en chaque être humain. Nous avons tous des désirs, des instincts,
des révoltes : autant de violences possibles, que nous exprimons,
que nous contrôlons ou que nous refoulons plus ou moins.

A-t-on jamais taxé d’agressivité les membres de la Ligue des droits
de l’homme ou les militants d’associations qui luttent contre le racisme
ou contre l’antisémitisme ? Pourquoi un tel tollé quand des femmes
osent demander qu’on respecte leur dignité ?
L’agressivité n’est pas chez nous, mais chez les machos !


              
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Nous, Chiennes de garde, nous montrons les crocs, pour impressionner
les machos, pour nous faire respecter, pour défendre des femmes insultées.

ATTENTION ! Grrrrrrrrrrr… ! Nous pourrions faire mal si nous étions très
en colère, si nous ne nous contrôlions plus. Imaginez qu’il existe des
Chiennes enragées, très dangereuses. Imaginez qu’elles soient dirigées
par une terrrrible cheffe de meute, qui décide de s’attaquer aux machos criminels, ceux qui battent, qui violent, qui tuent des femmes, des faibles. Imaginez qu’elle lance son horrrrible cri de guerre : « Sus aux machos !
Lâchez les Chiennes ! Ksssss kssss ! Mordez-les ! Pas de quartier ! »
STOP ! C’était un cauchemar. Revenons aux Chiennes de garde,
si pacifiques ! Ouf ! Nous ne sommes pas des Chiennes méchantes,
mais nous ne sommes pas non plus de braves chiennes bien gentilles,
qu’on fait rentrer à la niche avec un susucre. Nous disons :
« J’aboie, donc je suis… féministe et solidaire. »
Et attention, les machos !